« Notre objectif est de développer la recherche au sein du Campus européen »

Credits: Patrick Seeger
Credits: Patrick Seeger

Depuis le mois de janvier, Catherine Florentz occupe la fonction de première vice-présidente, tout en conservant le mandat de vice-présidente Recherche et Formation doctorale. Pour l’accompagner dans une partie de ses missions, elle s’est entourée d’une équipe élargie de quatre vice-présidents délégués Recherche.

Quelles sont les grandes lignes des objectifs de votre nouveau mandat comme VP Recherche et Formation doctorale ?

Florentz : Notre objectif principal est inchangé : il s’agit d’apporter les moyens et les conditions permettant à nos unités de recherche de s’inscrire dans une reconnaissance nationale et internationale grâce à la qualité et l’originalité de leurs travaux. Le partenariat fort et constructif avec le CNRS, l’Inserm et les autres acteurs du site est fondamental. L’évaluation HCERES a conduit à l’émergence de nouvelles structures d’équipes et laboratoires et aussi à consolider et faire évoluer les structures qui ont fait leurs preuves. Nous sommes très attentifs aux projets et thématiques originaux et souhaitons renforcer le soutien aux projets exploratoires et interdisciplinaires. Nous allons mettre l’accent sur l’identification, le recrutement et la valorisation des jeunes talents ; mais aussi amplifier le développement du Campus européen et renforcer les liens entre la recherche et les relations internationales. Enfin, ayant besoin de garder la confiance des citoyens et de diffuser les valeurs humanistes et démocratiques que nous portons, nous travaillons à l’obtention du label HRS4R, gage d’intégrité, et mettons l’accent sur la place de la science dans la cité.

Quels sont les chantiers et actions en cours autour de ces axes de travail ?

Actuellement, nous finalisons le long travail de restructuration du paysage des unités de recherche suite à l’évaluation par l’HCERES. Le paysage qui se dessine est très positif et nous accompagnons les changements à tous les niveaux pour que tout soit opérationnel au 1er janvier 2018. Il est également de notre devoir de penser dès à présent beaucoup plus loin. Ainsi, nous travaillons par exemple à la mise en route du Centre de recherche en biomédecine de Strasbourg (CRBS) fin 2018, à la réorganisation de la cancérologie, au développement de la physique quantique, de la chimie supramoléculaire, ou d’optimiser le soutien aux unités SHS (sciences humaines et sociales). Dans tous les domaines de recherche, se posent les questions de l’attractivité d’individus ou d’équipes, de mise en place d’équipements compétitifs, de développement de nouveaux axes, la simplification des procédures trop chronophages, etc.

Pouvez-vous nous en dire plus sur les actions à venir pour développer le Campus européen ?

De manière générale, nous souhaitons mieux soutenir les programmes de recherche internationaux, en partenariat avec le CNRS, dans la mise en place des laboratoires internationaux associés (LIA) et de soutien aux groupements de recherche internationaux (GDRI). Notre objectif est également de développer la recherche au sein du Campus européen. Un premier appel à projet « Seed Money » réservé aux membres d’Eucor - Le Campus européen a été lancé pour soutenir des projets soit de « Recherche et innovation » soit de « Formation ». Plusieurs journées de travail concernant la formation doctorale dans les cinq universités partenaires auront lieu pour renforcer les liens et amplifier les circulations des personnes et des savoirs. Nous sommes également acteurs dans un projet Interreg « Renforcement des infrastructures dans la région du Rhin supérieur » visant non seulement à établir une cartographie des infrastructures et plateformes, mais également l’étude de faisabilité d’une nouvelle grande infrastructure au cœur de la Région métropolitaine trinationale.

Pour finir, quelles sont les priorités de la formation doctorale ?

La priorité reste de renforcer le lien recherche – formation. Dans cette optique, l’université a soutenu dans le cadre du Programme d'Investissements d'avenir 3 (PIA3), onze propositions de création d’écoles universitaires de recherche (EUR), autrement dit des « graduate schools » à la française. Celles-ci doivent rassembler des formations de master et de doctorat dans des domaines d’excellence et de spécificité strasbourgeoise, par un adossement à un ou plusieurs laboratoires de recherche. Les EUR lauréates apporteront une nouvelle articulation qui relie plus fortement les formations et la recherche entre le master et le doctorat. Nous allons par ailleurs mettre en place une école doctorale interdisciplinaire « flottante », qui permettra une formation doctorale réellement interdisciplinaire, par exemple mathématiques-musicologie, droit-environnement, etc. Autre nouveauté au niveau du doctorat, la mise en place de formations sur l’éthique et l’intégrité scientifique dès la rentrée.

 

Quand ?

Lundi, 25 Septembre, 2017 - 13:45