Comparaison internationale : comment s’est déroulé le passage de l’enseignement en présence à l’enseignement à distance durant le confinement lié au coronavirus ?

Sur cette question se penche une équipe de recherche de l’institut des sciences de l’éducation (Institut für Bildungswissenschaften – IBW) de Bâle, en collaboration avec des chercheurs des universités de Haute-Alsace et de Strasbourg dans le cadre d’Eucor ainsi qu’avec l’université de Westminster et de de Duisburg-Essen.

La bascule soudaine vers l’enseignement à distance du fait de la pandémie a placé les universités devant des défis technologiques, organisationnels et didactiques – tout en ayant le potentiel d’initier une nouvelle conception de l’enseignement supérieur. C’est justement ce potentiel qui se trouve au cœur de l’étude comparative entre les pays sur l’enseignement à distance introduit dans un contexte d’urgence menée par l’équipe de recherche de l’IBW. L’objectif est de recenser les retours d’expérience, les positions et les besoins des enseignants dans le cadre du passage à l’enseignement à distance, afin de soutenir une transformation numérique durable de l’enseignement supérieur (au-delà de la pandémie). Cette étude trinationale est porteuse du label Eucor.

L’équipe de recherche a d’ores et déjà publié six articles scientifiques sur le sujet. Un récent article publié dans la revue en ligne Education Sciences montre que les conditions personnelles, institutionnelles et technologiques influent sur l’attitude des enseignants. L’équipe a identifié quatre types d’enseignants face à la bascule vers l’enseignement en ligne. Près de la moitié des personnes interrogées se sont concentrées sur la transmission frontale des connaissances et peuvent être classées dans la catégorie des « présentateurs » (presenters ; 45,6 %). Ils sont suivis, en termes quantitatifs, par les « aspirants » (strivers ; 22,1 %), c’est-à-dire ceux qui aspiraient à recréer l’interaction sociale, puis les « routiniers » (routineers ; 19,6 %), à même d’intégrer un large éventail de technologies numériques allant de l’outil frontal aux instruments interactifs. L’étude désigne comme « évitants » (evaders ; 12,7 %) les enseignants qui se sont soustraits à l’utilisation de la technologie. Comme facteurs de réussite d’une transformation numérique de l’enseignement supérieur, l’étude pointe, d’une part, la formation individuelle des enseignants dans le domaine des technologies numériques et, d’autre part, la mise à disposition de ces technologies et le soutien technique et pédagogique correspondant nécessaire dans les universités.

De plus amples informations sur l’étude et les liens vers les publications sont disponibles sur le site du projet.

La deuxième summer school du programme de formation doctorale international QUSTEC (Quantum Science and Technologies at the European Campus) s’est tenue du 19 au 23 septembre 2022. Les doctorants des six sites se sont rendus à Fribourg et ont passé cinq jours intensifs avec des présentations scientifiques, des sessions de posters, des rencontres avec des partenaires de l’industrie et un programme cadre varié.

Jour 1 : inauguration

Arrivée, visite de l’Institut de physique et des laboratoires, suivie d’un diner sur la terrasse du toit

Jour 2 : journée académique

Présentations par Gabriel Dufour, Prof. Dietrich Leibfried, Claudiu Genes, Hepeg Yao, diner et session de poster

Jour 3 : journée académique

Travaux dirigés par Claudiu Genes et Hepeng Yao, présentations par Natasha Tomm, Prof. Piet O. Schmidt et Prof. Bassano Vacchini, diner et session de poster

Jour 4 : journée académique

Présentations par Prof. Martin Weitz, Prof. Shannon Whitlock, Katrin Erath-Dulitz, formation en communication scientifique et diner

Jour 5 : journée de l’industrie

Les doctorants ont découvert des entreprises et des perspectives de carrière dans leur secteur, discours de clôture et départ

Nous remercions tout particulièrement l’équipe d’organisation de cette année, composée d’Alessandra Colla, Andris Erglis, Apurba Das, Salvatore Gatto et Wei Wu. Un grand merci également à la chargée du programme QUSTEC Nataliia Voievoda, aux nombreux intervenants, aux collègues de l’Université de Fribourg, à l’équipe du Stadt Hotel Freiburg et à bien d’autres encore. Et bien sûr à Andris Erglis pour les prises de vue et les vidéos.

Le programme doctoral QUSTEC bénéficie d’un financement du programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union européenne dans le cadre de la convention de subvention Marie Skłodowska-Curie numéro 847471. L’organisation de la summer school a été cofinancée par l’Université franco-allemande (UFA-DFH).

Yolène Chareyre, étudiante strasbourgeoise en pharmacie, a décidé de se tourner vers la frontière pour découvrir le monde du travail à la clinique d’immunologie et de rhumatologie de Freiburg dans le cadre d’un stage de trois mois. Dans une interview, elle nous fait part de ses motivations, des difficultés qu’elle a rencontrées et des personnes qui l’ont marquée.

Madame Chareyre, vous êtes étudiante en pharmacie à l’université de Strasbourg et actuellement, vous effectuez un stage hospitalier à la clinique d’immunologie et de rhumatologie à Freiburg. Pourriez-vous nous présenter votre parcours en quelques phrases ?

Je suis étudiante en cinquième année et je me destine à faire un parcours industrie. En pharmacie, nous pouvons choisir entre trois parcours différents : le parcours officine, industrie ou hôpital. Tous les étudiants en industrie doivent effectuer six mois de stage, dont trois mois obligatoires en France. J’ai décidé de faire les trois mois restants à l’étranger.

Faire un stage à l’étranger, travailler dans une autre langue, quelle était votre motivation pour partir en Allemagne ?

J’ai toujours été attirée par l’Allemagne et étant alsacienne, on m’a appris l’allemand depuis toute petite. Depuis, j’ai toujours eu l’idée de travailler en Allemagne ou en Suisse. Mais il faut savoir qu’il est assez compliqué d’externaliser un stage hospitalier, c’est-à-dire de l’effectuer ailleurs que dans un établissement prévu dans le cadre du cursus. Déjà pour nous, les étudiants en pharmacie, il est parfois compliqué d’être à l’hôpital puisque nous ne connaissons pas trop notre place. Pourtant, le stage hospitalier fait partie de notre curriculum. Par conséquent, je me suis dit, il faut saisir l’occasion. Au niveau de la langue, c’est complexe, parce qu’en plus de la langue allemande, il y a le vocabulaire médical que je n’ai pas forcément, même en français. Cela rend la chose un peu plus complexe. À la pharmacie, il y a une préparatrice qui a à peu près mon âge, on échange beaucoup et nous avons créé notre petit langage allemand-anglais. C’est très sympa.

Comment vous avez trouvé votre stage et combien de temps à l’avance avez-vous commencé à vous renseigner ?

Ça fait un an et demi que j’ai dans l’idée ce projet. Étant étudiante à Strasbourg, je suis considérée comme main d’œuvre française et ça implique que je laisse une place qui m’est destinée et réservée depuis ma deuxième année d’études. Pour cette raison, j’ai dû déposer une candidature pour pouvoir partir à l’étranger. Le jury qui valide le projet d’externalisation du stage s’est réuni en décembre 2021. Il y a également d’autres étudiants de ma promotion qui externalisent leurs stages, mais ça va être dans des département d’outre-mer comme la Guadeloupe ou La Réunion. Mais pour ce trimestre, je suis la seule dans un pays étranger et la première à le faire à Freiburg. Il m’a fallu trouver des contacts. C’était assez complexe étant donné que pendant la période Covid personne ne pouvait plus partir. J’ai commencé à chercher en janvier 2021 pour juin/juillet 2022. J’avais très envie de le faire et de fil en aiguille, j’ai rencontré Joern Pütz, vice-président délégué aux Relations franco-allemandes à l’université de Strasbourg et ancien vice-président d’Eucor. Il m’a mis en relation avec l’hôpital de Freiburg et ça a tout de suite « matché ».

Et pourquoi Freiburg et pas une autre ville allemande ?

Freiburg n’est pas très loin de Strasbourg. Avec le temps de Covid, je ne me voyais pas partir très loin. Et comme ça, s’il y avait le moindre problème, je rentrais assez rapidement. Je suis à 1h15 en train et 50 min en voiture de Strasbourg. En plus, en ce moment, il y a le 9-Euro-Ticket, c’est vraiment idéal. Mais d’un autre côté, peut-être que ça m’empêche de rencontrer certaines personnes puisque j’ai la solution de facilité. Quand je n’ai rien de prévu, je rentre voir ma famille. Je suis moins dans l’esprit ERASMUS que certaines personnes qui viennent du Mexique par exemple. *un titre de transport temporaire permettant pour neuf euros par mois de prendre tous les transports régionaux en Allemagne

Comment se sont passées les premières semaines à l’hôpital ?

À l’hôpital, j’assiste aux visites des patients. Je suis avec les médecins, les internes. Et vu que mon tuteur, le prof. Voll, savait que j’étais étudiante en pharmacie, il m’a proposé d’aller voir comment ça se passe à la pharmacie hospitalière de Freiburg. Nous avons mis dans un accord commun que je fais deux semaines ici à la clinique d’immunologie et de rhumatologie et deux semaines à la pharmacie hospitalière et ce pendant trois mois. Donc, toutes les deux semaines, je change. Contrairement à la partie hospitalière, mon travail à la pharmacie est beaucoup plus pratique. Nous y sommes en production, nous préparons par exemple des gouttes pour les yeux ou des poches de nourriture en parentéral pour les nouveau-nés.

© Sandra Meyndt

D’après vous, quelle est la valeur ajoutée de cette expérience ?

Pour moi, c’est une ouverture d’esprit. Cela me permets de comprendre comment les autres fonctionnent. Je suis convaincue que chaque pays a beaucoup à apporter. À la pharmacie, j’apprends par exemple pourquoi en Allemagne, ils ont le droit d’avoir certains médicaments qui ne sont pas autorisés en France. En plus, j’aime bien l’esprit en Allemagne – la Stimmung. Pour plus tard, ça m’aiderait forcément de découvrir une nouvelle culture et de vivre ici.

Vous ne travaillez pas seulement à Freiburg mais vous vivez également ici depuis un mois. Comment vous vous sentez à Freiburg ?

Pour le logement, c’était très difficile. Il faut savoir que Freiburg est très étudiant et petit en même temps. Et les gens aiment bien y rester. Arrivée en juin, en plein milieu du semestre, c’était difficile de trouver un appartement. Je suis allée sur wg-gesucht – un site allemand pour les collocations – et je ne trouvais pas grande chose puisque ne restant que trois mois, les gens ne m’acceptaient pas. Le logement que je trouvais finalement, c’était une chambre chez l’habitante. Début août, j’ai déménagé dans un autre appartement en collocation avec une jeune de mon âge.

Recevez-vous un soutien financier de la part de l’université ou d’autres bourses ?

D’abord, j’ai la chance d’être payée pour mon stage ici en Allemagne. En plus, le fait de m’y être prise en avance, m’a aidé à recevoir des bourses, notamment la bourse d’excellence, où on doit présenter son sujet bien en amont du départ. Outre la bourse d’excellence, je reçois la bourse ERASMUS, la bourse AMI (Aide à la mobilité internationale) et la bourse Grand Est. Pour obtenir ces trois bourses, il fallait être très organisée et préparer beaucoup de dossiers.

© Sandra Meyndt

Avez-vous rencontré d’autres étudiants à Freiburg ?

À Freiburg, le réseau ERASMUS est très présent. Je me suis fait des amis avec d’autres étrangères. Deux personnes étrangères qui se rencontrent, c’est toujours différent de deux Français. Vu qu’il y a parfois la barrière de la langue, on passe par différentes manières d’expression, les émotions, les activités ensemble, le regard. Du coup, ça développe une partie de moi, de mon caractère que je ne connaissais pas. Je suis très heureuse d’être ici et je suis contente d’avoir persévéré malgré les difficultés.

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de partager vos expériences avec nous. Souhaitez-vous rajouter encore quelque chose ?

Je trouve que les gens ici sont incroyablement gentils et bienveillants. Mes six mois de stage en France et en Allemagne, c’était des rencontres de gens qui ont tellement à donner, tellement à m’apporter. En France, j’ai fait un stage chez le SAMU 67, avec des personnes incroyables aussi. Plus tard, j’aimerais ressembler à ce genre de personnes. Il y a une anecdote qui m’avait marqué à Freiburg, c’est la notion « frei » (libre en français) dans le mot Freiburg. C’est le sentiment que j’ai ici. Les trois mois ici, c’est vraiment juste être libre, se sentir bien, sans prise de tête. La ville de Freiburg porte magnifiquement bien son nom.

Nouveauté sur le Campus européen : Le stage de Yolène Chareyre est une première sur le Campus européen qui n’aurait pas été possible sans l’engagement de Prof. Jean-Yves Pabst, responsable du master en pharmacie, de Prof. Joern Pütz, vice-président délégué pour les relations franco-allemandes et biochimiste à l’Université de Strasbourg et ancien vice-président d’Eucor ainsi que de Prof. Reinhard E. Voll de l’Universitätsklinikum Freiburg.

Joern Pütz, un homme aux lunettes

« Nous avons pu innover car c’est la première fois qu’une étudiante a pu faire cette mobilité et une deuxième étudiante m’a déjà contacté pour l’année 2023. »

Joern Pütz, vice-président délégué aux relations franco-allemandes, ancien vice-président Eucor – Le Campus européen

Point de départ

Le Projet de territoire « Notre ambition commune pour l’avenir du territoire de Fessenheim » signé le 1er février 2019 par treize partenaires allemands et français a été adopté dans le cadre de la mise à l’arrêt du Centre Nucléaire de Production d’Electricité de Fessenheim. Il a permis d’acter l‘ambition commune de devenir un territoire de référence à l’échelle européenne en matière d’économie bas carbone, une économie reposant sur des filières d’excellence et d’innovation, créatrices d’emplois et de valeur ajoutée pour ce territoire, à l’échelle de la Communauté de communes Pays Rhin Brisach, du triangle Colmar – Mulhouse – Fribourg, et plus largement du département du Haut-Rhin.

Il offre l’opportunité de réfléchir conjointement à la manière dont le territoire peut être développé de façon neutre en termes d’émissions, innovante et orientée vers l’avenir. Le développement de nouvelles technologies, de systèmes énergétiques durables et la stimulation de la création de valeur et d’emplois à échelon local sont au cœur du développement régional transfrontalier.

De même, au moyen d’un des 15 premiers projets prioritaires enrichissant le traité sur la coopération et l’intégration franco-allemandes, dit traité d’Aix-la-Chapelle, a été confirmée la mise en œuvre conjointe d’un projet de territoire portant sur la reconversion de la zone de proximité de la centrale nucléaire de Fessenheim au travers de projets, notamment, dans le domaine de la transition énergétique et de l’innovation.

C’est dans ce contexte qu’a été lancée une étude de faisabilité conjointe sur la mise en œuvre d’activités innovantes pour la transition énergétique impliquant des représentants français et allemands des milieux scientifiques, économiques, administratifs et de la société civile.

L’étude a bénéficié du financement de l’État français, la région Grand Est, le ministère fédéral allemand de l’Intérieur, de la Construction et du Territoire et le ministère des Sciences, de la Recherche et des Arts du Bade-Wurtemberg.

Étude de faisabilité région d’innovation Fessenheim

« L’idée de base de l’étude de faisabilité est d’identifier des voies de transformation praticables pour le secteur de l’énergie, en impliquant une industrie durable tournée vers l’avenir, des études pertinentes, des partenaires scientifiques et des parties prenantes de la société, de l’industrie et de l’économie. »
Barbara Koch, directrice, Upper Rhine Cluster for Sustainability Research

L’étude de faisabilité est un projet conjoint du groupement universitaire trinational Eucor – Le Campus européen et du pôle de recherche en durabilité du Rhin supérieur (Upper Rhine Cluster for Sustainability Research, URCforSR). C’est sous la coordination de ce dernier que quatre groupes de compétences franco-allemands ont été mis en place et ont élaboré des projets pilotes concrets dans les domaines des batteries vertes et du recyclage de batteries (économie circulaire), des réseaux électriques intelligents (smart grids) et de l’hydrogène. Le quatrième groupe s’est lui penché sur les défis sociaux, juridiques et environnementaux liés à ces projets pilotes. Pour la mise en œuvre de l’étude de faisabilité, un budget total de 800 000 euros a été mis à disposition, financé à parts égales par le land de Bade-Wurtemberg, la République fédérale d’Allemagne, l’État français et la région Grand Est. L’étude a été menée sur une période de 15 mois (de janvier 2021 à mars 2022).

Composantes centrales pour une région d’innovation

En vue d’établir une région d’innovation au rayonnement international, l’étude a identifié quatre composantes centrales :

  1. Des laboratoires vivants régionaux (living labs), dans lesquels des concepts technologiques et des systèmes énergétiques durables sont testés et présentés à la population.
  2. Des pôles de transformation et d’innovation, au sein desquels le savoir-faire scientifique rencontre l’industrie et de potentiels investisseurs.
  3. Des concepts visant à renforcer la région en tant que modèle qui incluent la formation, la formation continue et l’apprentissage.
  4. Dialogue avec les représentantes et représentants des communes de la région.

Vision

L’étude de faisabilité permet de formuler deux visions pour la région.

  1. La mise en réseau des acteurs régionaux du monde universitaire, de l’économie et de la société permet de faire de la région de Fessenheim une région d’innovation européenne transfrontalière.
  2. La région de Fessenheim est un modèle européen de transformation sociétale et industrielle vers la durabilité.

Des projets pilotes comme exemples de bonnes pratiques

Afin de faire avancer les processus de transformation vers la durabilité et la neutralité climatique, les groupes de compétences ont proposé dix projets pilotes.

Dans la perspective d’un secteur énergétique durable et neutre en termes d’émissions, l’étude recommande l’utilisation de batteries vertes qui sont créées, recyclées et réutilisées dans le cadre d’une économie circulaire. Dans le domaine des technologies de batteries, il n’y a pas d’alternative à long terme à l’économie circulaire, car le marché est en plein essor, ce qui entraînera à l’avenir une masse de batteries obsolètes. Les projets pilotes dans ce domaine concernent la réutilisation des batteries de véhicules électriques, une infrastructure appropriée pour le démontage et le recyclage de batteries ainsi qu’une usine de batteries haute performance. Le rapport recommande d’implanter l’ensemble de la chaîne de traitement dans la région.

Alors que les batteries promettent des progrès importants notamment pour le transport de personnes, mais ne sont pas adaptées pour les processus à forte intensité énergétique, l’hydrogène se prête à une utilisation dans les processus industriels à forte intensité énergétique. Dans le domaine des transports, il peut par exemple être utilisé pour les transports lourds ou les bateaux. Afin de faire de la région du Rhin supérieur une plaque tournante de l’énergie verte, l’étude propose de créer un centre multimodal de l’hydrogène et de mettre en œuvre quatre projets pilotes autour du système énergétique à base d’hydrogène. En premier lieu, l’étude recommande d’approvisionner l’industrie à grande échelle en hydrogène vert et de mettre en place un pipeline virtuel basé sur des conteneurs pour une importation flexible. Elle propose en outre de développer les possibilités de transport routier à base d’hydrogène afin de réduire l’empreinte carbone du transport routier régional. L’utilisation de l’agrivoltaïque sur les terres agricoles et de la biomasse pour la production locale d’hydrogène constituent le quatrième projet recommandé.

Dans le but d’optimiser la production et la consommation d’électricité, l’importance des réseaux électriques intelligents ne cesse de croître. Une gestion intelligente de l’électricité est une des clés de la réussite de la transformation du marché de l’énergie. Dans la perspective d’un réseau électrique intelligent (smart grid), le réseau régional existant doit d’abord être cartographié et différents scénarios modélisés. L’objectif est de créer un réseau de transport d’électricité commun. Il est recommandé, comme premier projet pilote, d’installer des réseaux électriques intelligents dans deux quartiers en France (Mulhouse) et en Allemagne (Karlsruhe) en tant qu’environnements de test pour la gestion intelligente du réseau. Le projet doit illustrer comment les réseaux électriques intelligents optimisent, entre autres, la consommation d’énergie. Afin d’optimiser la charge pour le réseau de bornes de recharge dans les quartiers, l’étude recommande d’intégrer la mobilité électrique dans le premier projet pilote. La cartographie du réseau électrique régional existant et l’analyse de ses points faibles sont en outre proposées pour un échange d’électricité transfrontalier optimal.

Le groupe de compétences dédié au cadre territorial s’est penché sur les défis territoriaux liés à la mise en œuvre des projets et a pour cela articulé son travail autour de l’acceptabilité sociale, des impacts environnementaux, du métabolisme territorial et du cadre juridique. L’analyse ayant montré que la connaissance objective a peu d’influence sur le niveau d’acceptabilité, le groupe recommande une communication soignée afin de construire une image positive autour des projets développés sur le territoire. L’étude des effets sur l’environnement a permis de tirer des enseignements importants et d’évaluer les conséquences des certains projets pilotes. La transformation de Fessenheim en un territoire durable et innovant soulève par ailleurs des questions juridiques. La coopération transfrontalière pourrait ici être la clé pour développer un cadre juridique attractif. La région d’innovation de Fessenheim pourrait par exemple être considérée juridiquement comme une zone d’innovation bilatérale le long du Rhin, ce qui serait encouragé par le droit européen de l’énergie et permettrait de faire appel à la clause dérogatoire existant dans le traité d’Aix-la-Chapelle.

Facteurs de réussite

Deux piliers ont été identifiés comme facteurs de réussite pour la mise en œuvre des projets pilotes recommandés. Outre la rentabilité des investissements nécessaires (business case), le soutien et l’acceptation de la société jouent également un rôle significatif.

Perspectives

L’étude de faisabilité a démontré que la région d’innovation de Fessenheim a le potentiel pour se développer en un système régional d’innovation transfrontalier européen (cross-border regional innovation system – CBRIS). Afin de développer des plans de mise en œuvre plus précis pour les projets pilotes, la prochaine étape doit consister à travailler à leur concrétisation, en particulier avec les industriels franco-allemands. . Une approche holistique des projets pilotes est essentielle pour un processus de transformation durable. La région du Rhin supérieur, avec ses pôles industriels, a l’opportunité de montrer via la mise en commun des ressources des deux côtés du Rhin comment une région transfrontalière peut être transformée en une région d’innovation durable et tournée vers l’avenir.

Liens complémentaires :

Contacts :

Prof. Barbara Koch
Albert-Ludwigs-Universität Freiburg
ferninfo@felis.uni-freiburg.de

Prof. Alain Dieterlen
Université de Haute-Alsace
alain.dieterlen@uha.fr

Prof. Thomas Hirth
Karlsruher Institut für Technologie (KIT)
Thomas.Hirth@kit.edu

Prof. Dominique Badariotti
Université de Strasbourg
dominique.badariotti@live-cnrs.unistra.fr

À quoi ressemblera la ville de demain ? Quelle contribution la science peut-elle apporter à sa transformation durable ?

C’est sur ces questions que s’est penché l’atelier exploratoire « Transformative Cities », qui s’est tenu les 12 et 13 mai 2022 à Fribourg-en-Brisgau. À l’occasion de cet atelier de recherche, 30 scientifiques issus de différentes disciplines ont discuté des formes que pourraient prendre une transformation durable des villes et des nouveaux projets qu’il serait nécessaire d’initier dans la recherche à cet effet.

La volonté de transformation ne portait pas seulement sur les processus de développement urbain, mais aussi le format de l’atelier. Les participants ont élaboré ensemble les thèmes des groupes de travail, ce qui a donné lieu à des échanges intenses et fructueux. À la fin de la journée, les scientifiques se sont accordés sur les prochaines étapes vers de nouveaux projets de recherche.

« Where do cities want to go? » – telle est la problématique abordée par le premier groupe de travail, qui a suivi une approche intégrative et prévoit un atelier de suivi à l’automne 2022 afin d’élaborer une ébauche de projet concrète. Le deuxième groupe s’est penché sur la question d’un « urban observatory », un observatoire urbain qui permettrait de collecter et d’analyser des données urbaines. Ce groupe prévoit également de poursuivre son travail ultérieurement. Le troisième groupe s’est quant à lui concentré sur les systèmes alimentaires urbains.

L’université de Fribourg-en-Brisgau soutient les trois groupes dans leurs projets, même au-delà de l’atelier. Les scientifiques de la zone Eucor sont cordialement invités à se joindre à ces groupes et peuvent à cette fin contacter Sofia Ganter (sofia.ganter@zv.uni-freiburg.de), chargée de mission Eucor.

Ateliers exploratoires du Campus européen

Dans le cadre de leur processus stratégique, les cinq universités membres du groupement Eucor – Le Campus européen ont défini quatre axes stratégiques prioritaires communs, dans lesquels elles souhaitent exploiter leurs forces communes et regrouper leurs compétences. Le développement durable, qui comprend donc le développement urbain durable, est l’un de ces axes. Le format des ateliers exploratoires offre aux scientifiques des cinq établissements la possibilité de se mettre en réseau, d’échanger et de développer des idées de recherche en commun.

Après deux ans de pause, le Tour Eucor a enfin pu sillonner de nouveau le Rhin supérieur du 7 au 11 juin 2022. Matthias Mair, qui étudie l’ingénierie chimique au Karlsruher Institut für Technologie (KIT), fait partie des heureux élus ayant obtenu l’une des places tant convoitées pour y participer. Il nous fait part ici de ses expériences et ses impressions sur le Tour de cette année.

Le Tour Eucor, c’est quoi ?

Le Tour Eucor est un tour cycliste de cinq jours qui passe par les campus de toutes les universités membres du groupement Eucor. Il est organisé par une association composée d’étudiants et d’anciens étudiants des de ces universités. Après la pause forcée due à la pandémie, le Tour Eucor a pu avoir lieu cette année avec 130 participants.

Qui peut participer au Tour Eucor ?

Les étudiants, employés et anciens étudiants des cinq universités peuvent s’inscrire pour avoir une place. Cela assure un mélange intéressant de participants et donne toujours lieu à des discussions intéressantes. Le deuxième jour, j’ai pu m’entretenir longuement avec un professeur de Strasbourg, qui m’a parlé de ses recherches dans le domaine de la science des matériaux. Les discussions avec les anciens étudiants ont également été intéressantes pour moi, car ils pouvaient me parler de leurs expériences professionnelles, qui sont déjà très pertinentes pour moi en master. Le Tour Eucor vaut donc aussi la peine en marge du vélo !

Qu’est-ce qui t’a motivé à participer au Tour Eucor ?

Premièrement, j’aime rouler sur mon vélo de course et je trouve que la région du Rhin supérieur offre quelques-uns des meilleurs itinéraires cyclables. Deuxièmement, les échanges internationaux sont très importants pour moi. Le Tour Eucor offre la possibilité de vivre l’idée européenne et d’entrer en contact avec des jeunes de la région des trois pays. Beaucoup de participants parlent allemand, français et anglais et on passe d’une langue à l’autre tout au long de la semaine. Et si on ne parle pas la langue de l’autre, il y a toujours quelqu’un pour traduire et c’est l’occasion d’apprendre en passant quelques nouveaux mots de vocabulaire. En ce qui me concerne, il y a juste des progrès à faire pour le suisse allemand.

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?

L’équipe organisatrice ! Je trouve l’effort et la passion investis dans le Tour Eucor incroyables. D’une part, l’équipe organisatrice planifie tous les itinéraires, organise l’hébergement, le programme des soirées et bien d’autres choses encore. D’autre part, il y a une grosse équipe d’accompagnement qui fournit nourriture et boisson aux participants tout au long des étapes et qui transporte les bagages de bout en bout. J’en suis très reconnaissant, sans eux, le tour n’aurait pas été possible. Les participants aussi étaient très engagés, un étudiant de Bâle a par exemple proposé une visite guidée de la ville comme programme de soirée après l’arrivée.

Quelle a été la plus belle étape ?

Ce que j’ai préféré, c’est la quatrième étape, de Bâle à Freiburg. Les routes tranquilles du sud de la Forêt-Noire sont tout simplement magnifiques. Toutes les autres étapes étaient également très belles, mais les trois premiers jours, le temps était encore un peu pluvieux, ce qui permettait moins de profiter du paysage. J’espère être là de nouveau l’année prochaine pour voir aussi les Vosges et le Jura suisse sous le soleil.

Quelle était la plus grosse différence entre les trois pays ?

Tout d’abord, je tiens à souligner que certaines différences ne se remarquent même pas. Par exemple, ce n’est que quelques kilomètres après la frontière suisse que j’ai remarqué que nous étions dans un autre pays, car il n’y avait évidemment pas de poste de douane sur la piste cyclable. Une chose m’a positivement frappé en France : de nombreuses personnes nous ont encouragés et motivés depuis le bord de la route ou les voitures. Les Allemands pourraient volontiers en prendre de la graine.

Les participants du Tour font-ils usage de la mobilité Eucor ?

Certains participants ont déjà suivi des cours dans d’autres universités Eucor ou connaissent des personnes qui ont utilisé cette opportunité de mobilité. Un ancien étudiant de Karlsruhe m’a par exemple parlé d’un séminaire d’un week-end à Strasbourg, auquel il a participé dans le cadre d’Eucor. Il y était question de la façon de se porter candidat à un poste et de ce à quoi il faut faire attention dans les différents pays. Pour d’autres participants, le Tour a constitué le premier point de contact avec Eucor et peut-être le déclic pour une future mobilité. Après ces superbes rencontres, je suis maintenant aussi motivé pour tirer profit de la mobilité Eucor et je suis en train de parcourir le catalogue de cours de l’université de Strasbourg, celle-ci étant facilement accessible depuis Karlsruhe et la ville m’ayant beaucoup plu.

Pour finir, quelques chiffres :

En cinq jours, nous avons parcouru dans mon groupe 820 kilomètres pour 11 000 mètres de dénivelé dans trois pays. Cela représente 30 heures sur le vélo, pendant lesquelles j’ai bu environ 28 litres d’eau et mangé plus de 30 barres de céréales. Celles-là, j’en ai assez pour le moment… 😀

Des étudiants expérimentés soutiennent des étudiants moins expérimentés – c’est le principe d’un programme de mentorat. L’institut d’études culturelles des médias (Medienkulturwissenschaft, MKW) de l’université de Freiburg a mis en place un mentorat Eucor pour le premier semestre 2021-2022 et a ainsi pu mettre sur pied beaucoup de choses en peu de temps et à peu de frais. La coordinatrice de la filière, Elisa Lang, ainsi que des étudiants nous racontent leurs expériences très positives avec ce projet pilote couronné de succès.

Mme Lang, quel a été le point de départ pour l’introduction d’un mentorat Eucor à l’institut d’études culturelles des médias ?

Nous voulions faire connaître aux étudiants de MKW les possibilités en termes d’études dans d’autres villes et pays dans le cadre d’Eucor. Lorsque nous avons appris que l’International Office de l’université de Freiburg avait lancé un appel à projets pilotes visant à simplifier et à accroître la mobilité Eucor, nous avons rapidement déposé notre candidature et sollicité 2 000 € pour engager un ou une étudiante en tant qu’« ambassadeur Eucor ». Notre demande a été retenue et nous avons pu engager une étudiante qui convenait parfaitement à ce rôle.

Comment cette ambassadrice est-elle parvenue à mieux faire connaître l’offre d’Eucor au sein de votre institut ?

L’idée de base était de proposer régulièrement des séances d’information et des rendez-vous pour conseiller les intéressés. En outre, un site web attrayant et pointant vers ces séances et les possibilités d’accompagnement devait être développé et maintenu à long terme. Cela a entre-temps été mis en place. Une permanence Eucor a été proposée par notre mentore, Lily Mauch, mais n’a pas été très utilisée ; en revanche, les sollicitations par courriel ont été fréquentes. En janvier 2022, une session d’information (en présentiel et en ligne) a réuni de nombreux étudiants, au cours de laquelle ont été pointés des cours appropriés ainsi que les délais pour le second semestre 2021-2022, une aide concrète a en outre été proposée pour la préparation. Notre mentore a également réalisé un film promotionnel ainsi qu’un court clip de questions-réponses qui ont permis de lancer une campagne sur les réseaux sociaux.

La campagne d’information et l’offre de conseil ont-elles eu l’effet escompté ?

Nous avons à plusieurs reprises eu le retour que la réunion d’information ainsi que le soutien personnel par courriel ont été perçus comme particulièrement utiles. La campagne sur les réseaux sociaux a été très bien accueillie par nos étudiants et a même été remarquée dans toute l’université. Le succès de cette campagne s’explique par les formats courts et divertissants, qui parlent aux étudiants et permettent une diffusion rapide et large des informations.

Les étudiants en Medienkulturwissenschaft confirment les propos de leur coordinatrice. « La session d’information sur Eucor nous a beaucoup aidées en ce qui concerne la procédure exacte et les formalités à remplir. La mentore Eucor s’est ensuite tenue à notre disposition pour répondre à toutes nos questions, ce qui a permis d’apporter des solutions rapides et compréhensibles à des incertitudes et problèmes qui se sont présentés par la suite », expliquent Jenny et Sonja. « Le mentorat Eucor m’a convaincue de suivre un cours à Bâle. La réunion d’information et les listes de cours proposés m’ont particulièrement facilité la tâche pour m’y retrouver. J’étais contente de pouvoir parler à une interlocutrice d’égal à égal, à qui je pouvais poser n’importe quelle question », ajoute Anna.

Y avait-il d’autres objectifs dans le cadre de ce projet pilote ?

Oui, nous avons en outre prévu de rassembler une offre de cours proposés par les universités membres en lien avec notre discipline et d’informer les étudiants à ce sujet – sous forme de recommandations de mobilité. Pour ce faire, nous avons effectué une sélection de cours parmi ceux proposés par les universités partenaires de Bâle et de Karlsruhe après avoir consulté les collègues responsables sur place. Les étudiants peuvent trouver ces informations sur le site web. De même, nous avons constitué une liste de nos cours que nous avons proposée aux universités partenaires.

Le projet a-t-il livré immédiatement des résultats concrets ? Quelle est la suite ?

Le conseil personnel et individuel ainsi que le soutien lors de la préparation ont, de notre point de vue, contribué de manière décisive à ce qu’au second semestre 2021-2022, un nombre record d’étudiants en MKW suivent des cours dans le cadre d’Eucor (9 étudiants sur le semestre, contre 1 à 2 étudiants par an avant le début du mentorat). Compte tenu de notre expérience tout à fait positive, le mentorat Eucor doit se poursuivre et continuer de proposer ce soutien individuel. En outre, nous sommes en train d’explorer d’autres possibilités de coopération avec les universités partenaires et de développer les canaux d’information et de communication déjà établis afin de simplifier et accroître plus encore la mobilité des étudiants en MKW au sein du Campus européen. Il est notamment prévu d’organiser des réunions d’information communes avec les collègues de Bâle et de Karlsruhe à Freiburg, Bâle et Karlsruhe.

Mme Mauch, vous avez assuré avec succès le mentorat Eucor au sein de l’institut d’études culturelles des médias. Le mot de la fin vous revient.

Être « ambassadrice Eucor » en MKW est un véritable plaisir. Le mentorat Eucor se caractérise par des tâches variées et, du fait de l’offre de conseil et d’accompagnement, je suis constamment en contact direct avec des étudiantes et étudiants. Cela me permet d’adapter en permanence mon approche à leurs besoins concrets. Les échanges avec les universités partenaires sont également très intéressants. En plus de mes activités en matière d’organisation, la campagne sur les réseaux sociaux et le film promotionnel ont nécessité beaucoup de travail créatif. Le film est très bien accueilli par les étudiants et a un effet considérable, car il éveille l’intérêt des étudiants de façon très accessible. Comme j’ai moi-même suivi un cours à Bâle dans le cadre d’Eucor, j’ai pu apporter ma perspective personnelle dans tous les processus de travail. À cet égard, je peux recommander d’apporter une expérience personnelle avec Eucor pour l’établissement d’un mentorat Eucor. De mon point de vue, l’effort en valait vraiment la peine et je me suis réjouie des retours tout à fait positifs des étudiantes et étudiants.

 

L’International Office de l’université de Freiburg publie en juin un nouvel appel à projets pilotes visant à simplifier et accroître la mobilité dans le cadre d’Eucor – Le Campus européen. Jusqu’à 9 000 € par projet peuvent être sollicités, les projets devant être mis en œuvre à Freiburg durant le premier semestre de l’année universitaire 2022-2023, c’est-à-dire du 01/10/2022 au 31/03/2023. Les demandes peuvent être déposées jusqu’au 25/07/2022. Plus d’informations.

+++ CANDIDATURE POSSIBLE JUSQU’AU JEUDI 29 SEPTEMBRE 2022 (17h) +++

Sixième édition pour l’appel à projets Seed Money. Les projets transfrontaliers innovants dans les domaines de la recherche et de l’innovation ou de la formation au sein d’Eucor – Le Campus européen peuvent cette année encore solliciter un soutien financier initial allant jusqu’à 60 000 €. Pour bénéficier de cette aide, il est nécessaire que le projet proposé prévoie un partenariat actif entre les enseignants et/ou chercheurs d’au moins deux universités membres d’Eucor – Le Campus européen et qu’au moins deux pays du Campus européen soient impliqués. Il est aussi essentiel qu’aucune subvention – nationale ou internationale – n’ait déjà été accordée au projet.

Plus d’informations sur la page Demande de financement Seed Money.

Safa Lamia Ahmed est l’une des 37 jeunes chercheuses et chercheurs effectuant leur doctorat dans le cadre du programme doctoral international QUSTEC (Quantum Science and Technologies at the European Campus). Dans une interview réalisée en coopération avec la Région métropolitaine trinationale du Rhin supérieur (RMT), la jeune chercheuse fait part de ses expériences avec le programme. Safa Lamia Ahmed prépare actuellement son doctorat à l’Institut für QuantenMaterialien und Technologien (IQMT) du KIT et combine dans sa thèse la nano-optique et la spintronique moléculaire. Ses recherches pourraient à l’avenir trouver des applications dans le domaine de l’informatique quantique mais aussi dans le domaine médical.

Apprenez-en plus sur le projet de recherche de Safa Lamia Ahmed :

QUSTEC Quantum Science and Technologies at the European Campus

QUSTEC est un programme de formation doctorale mis en place par le groupement européen de coopération territoriale (GECT) Eucor – Le Campus européen. Il vise à relever les grands défis de la science quantique d’aujourd’hui. Appliquées à de nouveaux domaines, les technologies quantiques pourraient représenter un bond en avant majeur susceptible de changer la donne dans de nombreux secteurs et marchés européens au cours du XXIème siècle. Avec QUSTEC, 37 chercheuses et chercheurs en début de carrière (early stage researchers) effectuent leur doctorat dans un contexte résolument international, interdisciplinaire et intersectoriel. Les postes de doctorat sont rattachés aux institutions suivantes : Université de Bâle, Albert-Ludwigs-Universität Freiburg, Karlsruher Institut für Technologie, Université de Strasbourg, IBM Research – Zurich, Walther-Meißner-Institute for Low Temperature Research.

Les 8 et 9 avril 2022 s’est déroulé la 16ème édition de la Eucor English Trinational MA and PhD Conference, conférence annuelle organisée par le réseau Eucor English. Après le report d’un an de la précédente édition en raison de la pandémie, édition qui a finalement été organisée en ligne, la conférence a cette année de nouveau pu avoir lieu en présentiel. C’est le département d’anglais de l’université de Bâle qui a accueilli la conférence. Dans le cadre d’un programme intensif de deux jours, les étudiants et doctorants ont pu présenter leurs recherches à la manière d’une conférence devant une large audience et discuter avec des collègues des départements participants de Bâle, Fribourg-en-Brisgau, Strasbourg et Mulhouse.

Stefanie Heeg

Cela leur a permis non seulement de profiter de l’expertise disciplinaire des enseignantes et enseignants des quatre universités participantes, mais aussi de se faire une idée des différentes orientations disciplinaires et des pratiques spécifiques en matière de recherche, d’enseignement et d’apprentissage dans les départements représentés. Les contributions n’étaient pas seulement consacrées à la littérature et à la linguistique, mais aussi à l’histoire, aux sciences politiques, à la photographie, aux food studies et aux sciences du cinéma et des médias. La diversité des axes de recherche a largement contribué à faire de l’échange intensif avec des étudiants et doctorants des trois pays un véritable enrichissement. La manifestation s’est terminée par une conférence plénière de la professeure Gwen Cressman (Strasbourg) sur le thème « Borders beyond Nationalist Narratives in North-American Photography », un sujet malheureusement de nouveau très actuel au regard des circonstances. Un dîner commun a réuni tous les participants dans une atmosphère conviviale.