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Markus Breig © KIT

Comment le territoire de Fessenheim peut-il devenir une région d’innovation suite à la fermeture de la centrale nucléaire ? Eucor – Le Campus européen et le pôle de recherche en durabilité du Rhin supérieur (URCforSR) œuvrent à une étude de faisabilité amenée à déboucher sur des options d’investissement concrètes. L’étude promeut le développement d’idées qui adoptent une approche globale. Il est prévu de faire du site de Fessenheim et de la région environnante du Rhin supérieur une région économique neutre en émissions de carbone et hautement innovante.

Pour cette étude, les scientifiques des universités de Fribourg-en-Brisgau,  Haute-Alsace et Strasbourg, du Karlsruher Institut für Technologie (KIT) ainsi que des instituts Fraunhofer pour les systèmes d’énergie solaire (Fribourg) et pour la recherche sur les systèmes et l’innovation (Karlsruhe) et de l’alliance universitaire TriRhenaTech travaillent en étroite collaboration avec des partenaires industriels allemands et français afin de permettre le développement de perspectives d’investissement concrètes pour la région de Fessenheim.

Du recyclage de batteries à l’hydrogène

Dans le cadre de l’étude de faisabilité, quatre groupes de compétences franco-allemands travaillent ensemble. Trois d’entre eux, œuvrant dans les domaines des batteries vertes et du recyclage des batteries (dimension d’économie circulaire), des réseaux électriques intelligents (les « smart grids ») et de l’hydrogène, développent des projets pilotes concrets qui pourront à l’avenir être implantés sur le territoire de Fessenheim. Le quatrième groupe, pour sa part, se penche sur les défis sociaux, juridiques et environnementaux liés à ces projets pilotes. Sur la base de ces travaux, Eucor – Le Campus européen et URCforSR élaborent une feuille de route pour la mise en œuvre et le financement des projets pilotes.

Financement

L’étude est dotée à hauteur de 800 000 euros dans le cadre d’un accord de financement  signé le 11 janvier 2021 par l’État français, la région Grand Est, le ministère fédéral allemand de l’Intérieur, de la Construction et du Territoire et le ministère des Sciences, de la Recherche et des Arts du Bade-Wurtemberg.

Contexte

Cette étude s’inscrit pleinement dans le cadre de la déclaration d’intention pour le projet de territoire de Fessenheim signée le 1er février 2019 par les partenaires français et allemands, qui fixe notamment l’objectif de faire du territoire de Fessenheim un modèle d’innovation pour l’industrie et la transition énergétique.

L’étude poursuit en outre les objectifs du traité sur la coopération et l’intégration franco-allemandes, dit traité d’Aix-la-Chapelle. L’Allemagne et la France y ont convenu de poursuivre ensemble le développement de la zone autour de la centrale nucléaire de Fessenheim, située à la frontière franco-allemande, après sa fermeture en juin 2020. Les deux pays visent à développer conjointement des projets dans le domaine de la mobilité transfrontalière, de la transition énergétique et de l’innovation dans le cadre d’un parc d’activités économiques et d’innovation franco-allemand.