The surgeon's eye
© CC BY-SA Franziska Mathis-Ullrich, hera.iar.kit.edu

La chirurgie mini-invasive présente de nombreux avantages pour les patients, mais elle est plus exigeante pour les chirurgiens que la chirurgie conventionnelle avec de grandes ouvertures. Comme les instruments chirurgicaux sont introduits à l’intérieur du patient par une toute petite incision, la chirurgienne ou le chirurgien n’a pas de vue directe sur le champ opératoire. Il est donc nécessaire d’utiliser une caméra mini-invasive, c’est-à-dire un endoscope, qui doit être manipulé par un ou une assistant(e) pendant que le ou la chirurgien(ne) guide les instruments chirurgicaux. Dans de nombreux cas, l’équipe chirurgicale est constituée de manière ad hoc et la collaboration entre le chirurgien et l’assistant n’est pas optimale. Le projet « The surgeon’s eye » vise donc à développer des opérations mini-invasives robotisées, avec un robot qui guide l’endoscope selon les souhaits du chirurgien. Tandis que l’endoscope robotique articulé (c’est-à-dire un endoscope flexible avec joints discrets et parties rigides comme dans un doigt) visualise le site chirurgical de manière stable, des algorithmes générés par apprentissage automatique veillent à ce que l’endoscope « sache » où regarder pour fournir la vue souhaitée au chirurgien. En résumé, le projet vise à développer, étudier et valider une caméra endoscopique articulée contrôlable. Porté par l’université de Bâle, le projet est mis en œuvre en coopération avec le KIT. Il est soutenu par Eucor – Le Campus européen dans la catégorie « Recherche et innovation » du dispositif Seed Money.

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